Les anciens dirigeants de la compagnie aérienne Swissair disparue pour cause de faillite, ont été relaxée jeudi par la justice suisse qui les jugeait pour leur rôle pour leur rôle dans la faillite de la compagnie en 2001. Les 19 inculpés risquaient la prison. Ils n'iront pas et recevront même des indemnités. Benedict Hentsch, accusé, était membre du conseil d'administration de Swissair.
"J'ai toujours eu confiance dans la justice et puis j'ai toujours soutenu que l'acte d'accusation était infondé; et puis je suis satisfait de voir que la cour de Bühlar a rendu son jugement"
Au moment de la faillite de Swissair, sa dette se montait à 11 milliards et demi d'euros : l'aide cumulée de la Confédération helvétique atteignait 2,6 milliards d'euros et Swissair allait bientôt licencier 5.000 salariés.
La décision judiciaire a fait réagir dans les rangs socialistes.
"ça montre que il y a deux poids et deux mesures, s'insurge Michel Béguelin, parlementaire socialiste du canton de Vaud. Pour les petits délits économiques on est d'une rigueur extrêmement stricte et c'est normal; en revanche les grands délits : pouf !! ça échappe à toute responsabilité. Et ça c'est particulièrememnt scandaleux".
Mario Corti, le dernier patron de Swissair, placé à la tête de la compagnie quelques mois avant la faillite, doit recevoir une indemnité de 300.000 euros et 60.000 euros de plus pour les frais d'avocats. Tous les accusés ont été blanchis du chef d'accusation de gestion déloyale. Au total, les indemnités décidées par le juge s'élèvent à 2 millions d'euros.
Swiss : la nouvelle compagnie née des cendres de Swissair avait été créée en avril 2002. Reprise par l'allemande Lufthansa,, elle est aujourd'hui rentable.
source: euronews.fr
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