Pas de surprise,
le tourisme et les voyages sont un produit
de consommation comme les autres (et même
parmi les premiers). Le passage aux 35 heures
a de plus augmenté cette envie pour
les voyages puisque 40% des personnes entendent
consacrer ce nouvel espace de liberté
à de nouveaux périples. Logique
donc que ce secteur subisse ses modes et ses
engouements tant dans le domaine des comportements
que des destinations.
Victime (?) de notre société
de consommation et de ses chimères,
le vacancier apparaît donc comme un
individu tiraillé par les modèles
qu'on lui propose et des envies personnelles
parfois antagonistes.
Ainsi, dans notre monde du "toujours
plus vite", il rechercherait à
priori pour son temps libre un autre rythme
moins speed et surtout plus personnel dans
son aménagement. Et à la clé
en matière de formules de voyages,
celles privilégiant des périodes
de liberté à organiser (journées
libres dans les circuits, locations, achat
simplement de quelques prestations).
Autre opposition, celle d'un monde uniformisé
et des envies personnelles de nouveautés,
voire de surprises. Encore peu prise en compte
par les professionnels du tourisme, cette
demande aboutit toutefois dans la commercialisation
de circuits tournés vers "l'authentique"
(destinations lointaines et nouvelles) ou
de produits mixtes associant une activité
thématique, si possible innovante,
à un voyage. En parallèle le
touriste actuel, quoique encore individualiste,
veut également se soucier de son environnement
et même du respect d'autrui au travers
d'un tourisme "responsable". D'où
un choix de destinations et de prestataires
responsabilisés face au tourisme sexuel,
la préservation des milieux naturels,
ou encore l'éthique du voyage. D'ailleurs,
sur ce dernier point, 35% des vacanciers seraient
prêts à payer plus cher pour
des voyages conçus en harmonie avec
les populations et le milieu naturel.
Dans un soucis d'exigence un peu similaire,
il veut aussi en avoir pour son argent, sur
place bien sûr (accueil, animation,
prestations), mais aussi dès son arrivée
dans l'agence de voyage à qui il demande
de plus en plus de compétences et de
conseils.
Enfin, sans réelle surprise là
aussi, l'amateur de voyages s'il est séduit
par l'aventure et parfois même l'extrême
n'en demeure pas moins quelqu'un qui a besoin
d'être pris en charge et surtout sécurisé.
Dès lors, exit déjà les
pays (et même malheureusement parfois
leurs voisins éloignés) un peu
trop sous le feu de l'actualité (troubles
politiques, épidémies...). Et
une demande d'information préalable
accrue, des lois et des réglementations
protectrices, des assurances en tous genres,
de même qu'une mise en confiance vis
à vis des transports, l'alimentation,
l'environnement et sa qualité, etc,
que le visiteur sera amené à
pratiquer lors de son périple.
Bref, à partir de ces quelques constations,
on peut en déduire que le touriste
du XXIe siècle recherchera d'abord
son bien être physique et moral dans
un environnement actif sans cesse renouvelé,
mais aussi largement sécurisé.

