Une occase : pour quoi pas ?
Après de nombreuses hésitations, vous vous êtes enfin décidé. Vous optez pour une occasion.
Aour ne pas vous faire piéger, voici quelque conseille indispensables.
Vous voilà enfin prêts à vous offrir une voiture. Votre (petit) pécule en poche, vous partez à la recherche de la perle rare, qui, à ce tarif-là, serait plutôt une automobile usagée. Plusieurs raisons jouent en faveur d'une voiture d'occasion. Vous pouvez par exemple obtenir une bonne voiture pour un prix inférieur à celui d'un modèle neuf, ou alors payer le même prix mais en avoir plus pour votre argent en termes de marque, de modèle, de caractéristique et d'option.
Où chercher ? A quels détails prêter attention ? Voici un petit guide bien pratique pour ne pas se faire escroquer par des vendeurs peu scrupuleux.
Avant tout, il est fortement conseillé de connaître les grandes tendances du marché. Il est par exemple intéressant de savoir que les citadines sont très recherchées sur le marché de l'occasion, que la décote est plus rapide sur les grands modèles, que le diesel est le carburation majoritairement demandée et que les acheteurs privilégient certaines marques plutôt que d'autres.
Chez qui acheter ?
Il existe en principe trois sources de voitures d'occasion : le concessionnaire, le marchand indépendant qui vend seulement des voitures d'occasion et, en fin, le particulier.
Le concessionnaire vend probablement ses voitures d'occasion un peu plus cher, mais il offre plusieurs avantages. Les voitures qu'il a récupérées sont généralement en bon état sur le plan mécanique. Le concessionnaire possède d'habitude un personnel qualifié et il aime que ses voitures d'occasion soient à la hauteur de ses normes. Et surtout, il n'aurait pas récupéré de véhicule en mauvais état, prenant le risque de le garder sur les bras.
Chez les garages de voitures d'occasion et chez les particuliers, le prix et l'état des véhicules varient énormément. Vous pouvez certainement faire une bonne affaire, mais une extrême prudence s'impose.
N'achetez rien sans un contrat écrit. Si vous n'êtes pas sûr des éléments qui doivent figurer dans le contrat, demander autour de vous à des personnes qui ont déjà réalisé une transaction similaire. Peu importe le vendeur, une voiture d'occasion ne peu conserver aussi longtemps q'une voiture neuve un dossier vierge en matière d'ennuis et de réparations. Si vous êtes prudent, toutefois, vous réduirez les risques de problèmes graves.
Avant tout, tâchez de savoir si la voiture est encore sous garantie, si elle a subi des dommages graves. Demandez à voir le carnet d'entretien et les factures de réparations. Si des réparations sérieuse ont été effectuées ou si des pièces importantes ont été remplacées, essayez de savoir (preuves à l'appui) si elles sont toujours sous garantie.
Même si vous n'êtes pas un expert en automobiles, vous pouvez effectuer une première vérification et un essai sur route pour déterminer si une voiture mérite un examen plus poussé. L'effort en vaut la peine parce que l'inspection d'une voiture par un mécanicien exige du temps et de l'argent.
Examen au peigne fin
Examinez l'extérieur, l'intérieur et le moteur. Si vous êtes satisfait, faites un essai routier. A l'extérieur, faites le tour u véhicule en observant la carrosserie sous tous les angles. Comme aucune voiture d'occasion n'est parfaite, il est normal qu'il y ait de petites éraflures ou d'autres marques superficielles. Examinez la peinture : des différence de teinte, des pertes d'éclat. Examinez le capot, le toit ou le coffre, à la recherche des bosselures suspecte ou de dégâts qui pourraient s'avérer chers à la réparation. Demandez au veneur si la voiture a déjà été repeinte, et pour quelle raison.
La rouille est le fléau de l'automobile. Vous pouvez détecter sa présence dans les moulures latérales, le bas des portes, les passagers de roue, les garnitures des glaces, le cuvelage des phares, sous la voiture et à l'intérieur de celle-ci. Regardez sous les tapis, ceux de l'habitacle comme celui des coffres. Il n'est pas question de paniquer devant une piqûre de rouille, mais si vous découvrez une plaque importante, faites une croix sur la voiture. Du côté du pare-brise et des vitres, vérifiez si la surface du verre n'est pas piquetée, fissurée ou éraflée au point qu'il faille remplacer la vitre.
Examinez les quatre pneus. Braquez les roues avant pour mieux voir toute la circonférence. Comparez les bandes de roulement. Une usure inégale peut refléter des problèmes d'origines diverses : parallélisme, amortisseurs, équilibrage des roues ou pression d'air, voire une déformation du châssis ou des suspensions. Et n'oubliez pas le pneu de secours.
N'hésitez pas non plus à tester les amortisseurs. Placez vous à un coin de la voiture et appuyez plusieurs fois sur le pare-choc pour que la voiture rebondisse, puis cessez brusquement. Si la voiture rebondit plus d'une ou deux fois, il y'a fort à parier que l'amortisseur est fatigué. Répétez l'opération au quatre roues.
Il est plus difficile de dire si un châssis a déjà subi des dommages. Avant d'acheter, assurez vous que votre mécanicien vérifie ce point.
L'intérieur est également très révélateur de l'état de la voiture. Inspectez l'aspect général, la propreté du tissu et des tapis. Vérifiez si le tableau de bord est fissuré ou si certaines pièces sont démontées.
Les sièges avant doivent glisser sans difficulté et se régler facilement. Le siège du conducteur est-t- il confortable ? le mécanisme des ceintures fonctionnes t-il correctement ? si la voiture a quelques années, l'accélérateur, la pédale de frein et la pédale d'embrayage montreront des signes d'usure. Une extrême usure de la pédale de frein dénote une voiture soumise à des arrêts – dé - parts continuels, ce qui fatigue le moteur.
Assurez vous que les compteurs, les indicateurs de niveau, les boutons et les autres commandes sont en place et en bon état. Si quelque chose semble manquer, demandez une explication. Mettez le contact sans démarrer, pour voir si tout les indicateurs et les commandes fonctionnent bien.
Vérifiez absolument tout ce à quoi vous pouvez penser : le système de son, l'antenne, les haut – parleurs, le chauffage, les dégivreurs, les dispositifs antibuée, le climatiseur, les rétroviseurs électriques, le verrouillage des portes, les positions du volant, l'avertisseur sonore, les systèmes informatisés ou électroniques, les freins de secours et les mécanismes de déverrouillage du capot, du coffre et de l'accès au réservoir d'essence. Est – ce que les vitres se baissent et se relèvent sans problème ?
Exiger un essai routier
Ne vous laissez pas décourager par le nombre d'appareils à vérifier. Testez les éclairages : lampe du tableau de bord, feux de route, feux de croisement, feux de stationnement, feux de stop, feux antibrouillard, plafonnier, lampes du coffre, feux de détresse, feux de position et clignotants. Au besoin, demandez au vendeur de s'asseoir au volant et d'allumer tel ou tel feu pendant que vous demeurez hors de la voiture pour en vérifier le fonctionnement.
Vient ensuite la visite du moteur. Inspectez le sol sous le véhicule à l'avant et à l'arrière pour détecter toute trace d'huile récente. Une fuite peut dénoter un sérieux problème. Sous le capot, il est normal qu'un moteur soit sale, mais il n'y a pas de raison d'y trouver une tâche d'huile fraîche ou quelque autre tâche de liquide. Observez la quantité de fumée et la couleur de la fumée qui s'échappe à l'arrière : elle doit être à peine visible ou légèrement blanche. Si elle est bleue, c'est mauvais signe.
On ne peut guère aller plus loin dans l'inspection du moteur, à moins de s'y connaître en automobile. Si vous êtes satisfait de l'essai routier et intéressé par la voiture, il faudra ensuite confier à un mécanicien le soin de découvrir les fuites, les mauvais fonctionnements, les pièces abîmées ou usées…
C'est maintenant le moment de prendre le volant pour un essai routier. Prenez le temps qu'il faut et consacrez y toute votre attention, de façon à pouvoir entendre tous les bruits de moteur. Choisissez un trajet offrant des conditions variées : arrêts multiples, voie rapide, courbes, côtes. Si le vendeur s'objecte à un essai en bonne et due formes, renoncez à la voiture. Sur un tronçon de route où il n'y a pas de circulation, accélérez pour atteindre 60km/h environ, puis freinez brusquement. La voiture s'immobilise-t-elle rapidement et en toute sécurité ? Dévie t-elle vers la droite ou vers la gauche ? Êtes vous obliger d'enfoncer la pédale jusqu'à mi-course ? Dans ce dernier cas, il faudra probablement réparer les freins ou les remplacer, ce qui signifie des frais.
Lorsque vous accélérez, est ce que la voiture avance en douceur ou de façon saccadée ? Emet - elle des bruits étranges ? Si c'est le cas, il faudra le signaler à votre mécanicien.
Quel est le comportement de la voiture dans les courbes ? Dans les côtés ? Comment le volant réagit-il ? Lorsque vous relâchez le volant est ce que la voiture oscille ou dévie ?
Dans un stationnement ou un autre lieu dégagé, soumettez la transmission (manuelle ou automatique) au test qui suit. Avancez d'un mètre ou deux, puis arrêtez et passez en marche arrière pour reculer d'un mètre ou deux. Répétez l'opération pour vérifier si l'embrayage fonctionne en douceur, sans hésitation et sans bruit suspect. Signaler toute anomalie à votre mécanicien.
Si, après tous ces tests, vous êtes toujours convaincu par la voiture et que vous avez reçu l'assentiment de votre mécanicien, arrive alors le moment des négociations. Et là c'est à vous de jouer…
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