Le conseil
d'administration de la compagnie nationale
italienne va en communiquer les grandes lignes
pour éviter à Alitalia le sort de ses homologues
Sabena et Swissair. Un plan de la dernière chance
qui prévoirait une réduction des coûts sur le
carburant, de la taxe d'atterrissage et de
survol.
L'actuel dirigeant d'Alitalia
Giancarlo Cimoli est en sursis, les comptes de la
compagnie ne cessent de se dégrader. Alitalia
devrait perdre 180 millions d'euros en 2006 pour
un chiffre d'affaires de 4 milliards et 700
millions d'euros. Mais ces chiffres ne sont que
des prévisions et rien ne dit que la dégradation
de la situation financière n'ira pas plus
vite.
Pour se relancer, Alitalia prévoit
d'intensifier la navette aérienne entre Rome et
Milan, sa route domestique N°1, avec une fréquence
toutes les 20 minutes. Il faut surtout qu'Alitalia
trouve un partenaire. Air France/KLM a dit qu'il
ne serait pas celui-ci. L'heure est grave pour la
compagnie aérienne italienne qui avait été
recapitalisé à hauteur de 1 milliard d'euros il y
a un an, se séparant dans le même temps de 3.700
salariés sur 20.000. La compagnie érode
constamment sa part de marché qui est passé de 82%
en 1996 en Italie à 43% en 2004. Trois mois, c'est
le délai que Romano Prodi le président du conseil
a donné à Alitalia pour s'en sortir et cette
fois-ci, sans l'aide de l'Etat
italien.
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