De nouveaux abaissements de recommandations d'analystes financiers sur le titre : c'est entr'autres problèmes ce qui risque d'arriver au titre EADS après la confirmation par le groupe d'aéronautique des nouveau retards de livraisons qui touchent le gros porteur d'Airbus : l'A380. Après avoir qualifié les informations parues récemment dans la presse de spéculations, EADS n'a pas attendu son conseil d'administration du 29 septembre prochain pour confirmer ces nouveaux retards : c'est la troisème fois qu'Airbus décale le calendrier de livraisons de son programme-vedette. En cause : l'équipement électrique de l'A380 et notamment le câblage.
Le second retard de livraisons de l'A380, avait entraîné une perte estimée à 500 millions d'euros sur deux ans pour le bénéfice avant impôts du groupe EADS, sans compter la perte d'image subie. Noël Forgeard avait été remercié à la co-présidence du groupe et remplacé par Louis Gallois, aux côtés de l'autre co-président, l'allemand Thomas Enders.
Christian Streiff avait été nommé à la tête d'Airbus à la place de l'allemand Gustave Humbert.
Cette fois-ci, le conseil d'administration d'EADS le 29 septembre pourrait dévoiler un énorme plan de réduction des coûts comprenant des suppressions d'emplois. Parmi les projets prêtés au nouveau patron d'Airbus figurerait des délocalisations de la production, mais aussi la volonté d'acheter davantage les composants de ses avions dans des pays de la zone dollar pour atténuer le coût trop élevé de l'euro.
|