En marge de l'essence et du diesel sont apparus un certain nombre de carburants, dont l'avenir s'annonce plus ou moins brillant. Le plus répandu d'entre eux est sans doute le Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL). Ce mélange de butane (C4H10) et de propane (C3H8) ne contient ni plomb, ni benzène et pratiquement pas de souffre. A l'arrivée, une réduction d'au moins 25% des émissions polluantes. Et même si sa faible masse volumique impose une surconsommation d'environ 20% par rapport à l'essence, la diminution des rejets en CO2 imputables au GPL lui permet de figurer parmi les carburants contribuant à limiter l'effet de serre. Sans parler du coût moindre, des moteurs qui s'usent peu en raison d'une combustion plus complète et de la réduction de l'entretien.
Son cousin, le GNV (Gaz Naturel Véhicule) est, quant à lui, composé de méthane (CH4). La combustion de cet hydrocarbure naturel ne produit ni oxyde de soufre, ni plomb, ni poussières, ni fumées noires et peu d'oxyde d'azote et dégage le moins de monoxyde de carbone.
Ces deux carburants s'utilisent pour l'instant en bi-carburation et nécessitent donc une adaptation du moteur à leur consommation. Un second réservoir indépendant (sous une pression de 200 hPa pour le GNV et de 8 à 10 hPa pour le GPL), un commutateur permettant de passer du mode gaz à l'essence (ou l'inverse) et un système d'injection de gaz. Plus contraignant que le GPL en terme de stockage, le GNV présente toutefois l'avantage de réserves naturelles plus importantes que celles du pétrole.
Disponibles encore plus facilement, ce sont les biocarburants. Le diester par exemple est fabriqué à partir d'huile de colza ou d'autres plantes oléagineuses. Le rendement de ce qu'on appelle le "diesel vert" est intéressant : de 0,1 à 0,5 litre de pétrole dépensé dans la culture et la transformation du colza par litre de diester, un impact nul sur l'effet de serre et une réduction significative des émissions polluantes. Mais attention à la pollution secondaire ! Si la production de la matière première végétale demande une intensification de l'agriculture, sols et eaux peuvent en retour être affectés. Le biométhane constitue de ce point de vue le seul biocarburant vraiment écologique. Récupéré à partir de déchets ménagers et agricoles, de lisiers ou d'eaux usagées, il est obtenu par fermentation anaérobie de matières organiques. Une ressource peu coûteuse et qui n'est certainement pas près de disparaître !
|